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Rencontre avec Marie-Emelyne SCHMIDT au service du bien être animal en AOP Abondance

Docteur vétérinaire à Evian les Bains, Marie-Emelyne suit et soigne les animaux de compagnie mais ceux aussi de la zone d’appellation Abondance. Pour bien saisir l’importance du suivi vétérinaire dans nos troupeaux, Marie Emelyne va nous expliquer comment elle intervient auprès des éleveurs de la vallée d’Abondance et du plateau de Gavot. 

J’effectue une centaine de visites par an sur une partie du territoire de l’AOP, sur 20 élevages, comme ici au GAEC Grillet Aubert, producteur d’Abondance fermier. Mon travail est important car du bien être de l’animal dépendent évidemment la production et donc la rentabilité pour l’éleveur. Toutes les visites commencent par le questionnement de l’éleveur, puis l’auscultation de la vache. S’en suit une discussion avec l’éleveur afin d’obtenir un consentement éclairé sur la mise en place en compte la valeur de l’animal et de ses productions (lait/viande). Chaque visite se termine par une surveillance de l’élevage afin de prévenir la transmission d’une maladie aux autres vaches si risque il y a. 

Pour toutes les vaches, une bonne alimentation et un environnement sain et adapté permettent d’éviter bon nom nombre de désagréments pour la santé de l’animal. Les pâturages d’altitude sont extrêmement efficaces dans notre région. En effet, les hivers rigoureux, les changements de température permettent une diminution significative du parasitisme (mouches, vers intestinaux) qui supportent mal ces conditions, au contraire de nos vaches Abondance. 

La mise en alpage permet aux vaches de bénéficier de grandes étendues, favorisant un exercice quotidien et une santé des pieds. Enfin, l’herbe d’altitude est une alimentation de choix où s’épanouit une large variété d’espèce botanique, car ce sont des prairies naturelles ou fauchées, qui apportent une qualitative gustative exceptionnelle au lait. 



J’aime travailler avec les élevages d’Abondance, car ils sont à taille humaine. Les animaux ont de bonnes relations avec l’homme, qui s’en occupe depuis son plus jeune âge, ce qui les rend plus dociles et tolérantes aux contacts et aux soins. Caractère, habitude, les éleveurs connaissent parfaitement chacune de leurs vaches, ce qui m’aide dans la détection des maladies dont elles peuvent souffrir. 

Nous luttons conjointement contre les atteintes de la mamelle pour répondre aux exigences qualitatives liées au lait cru. Nous travaillons également sur la reproduction, car il est important que les vaches soient fertiles, sans veau, pas de lait.

J’interviens aussi souvent pour prévenir ou soigner les pathologie de la locomotion, notamment les infections du pied, et les maladies infectieuses et contagieuses (diarrhées des veaux, broncho pneumonie, ou encore la reticulo-péritonite traumatique). 



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